Brixton, une petite chinoise autrichienne.

Au départ, je ne comptais pas l’intégrer à ce blog. C’est une moto « outil » pour moi, je m’en sers pour mes trajets en ville, dès que possible. C’est une moto que j’ai achetée neuve en novembre 2016. La marque Brixton venait de voir le jour. Maison mère et bureaux d’études sont en Autriche, la production quant à elle… chinoise. À l’époque elle était distribuée chez Moto Expert, cela tombait bien, il y en avait un dans ma ville.

Je souhaitais me remettre à la moto, doucement, sans trop dépenser. Je voulais un petit 125. En occasion, rien n’était correct en dessous de 2000 € (et encore). Et puis j’ai trouvé cette petite BX, au look assez sympa. Le prix tout autant puisqu’elle n’affichait à l’époque « que 2569 € ». Une moto neuve pour ce prix-là, difficile à croire et pourtant.

 

Elle n’était pas encore disponible dans ma ville, je suis donc allé à Bordeaux pour juger sur roues la bête.

Je ne vais pas refaire la présentation, on la retrouve partout aujourd’hui. Disons que globalement, on en a pour son argent. Petite moto sans prétention, sur base de moteur Suzuki GN. Un look sympa, le confort est correct pour le prix et la qualité, bien que perfectible, obtient pour moi la moyenne.

Cela fait dix ans que j’ai cette bécane. Pas de gros soucis, je me fais moi-même l’entretien (pour le moment).

 

Brixton BX 125, modèle 2016

Le poids des ans

Ma petite sino autrichienne vieillit, et il faut l’avouer, pas forcément bien.

La qualité des aciers est par endroits perfectible (les rayons par exemple rouillent très facilement, il faut donc les entretenir). La boulonnerie, sur mon modèle, c’est le gros point noir. Je solutionne au fur et à mesure : je change dès que ça rouille par de l’inox A2 (ou A4) comme sur toutes mes motos, mais là, la rouille finit par se faufiler sur toute la boulonnerie.

Les périphériques vieillissent mal, les commodos sont fragiles. La faute à des matériaux plastiques qui supportent mal le point des années.

La mienne fait partie des premières importées, peut-être que sur les modèles suivants cela a été amélioré ?

Pour exemple, je l’ai montée sur le pont pour faire la révision. Celle-ci terminée, j’ai voulu la démarrer pour l’écouter tourner (je venais de faire la vidange, changement de bougie). Plus de démarreur, rien, pas un bruit. Je regarde, il est alimenté. Je m’apprêtais à démonter le démarreur pour le tester quand je me rends compte que le bouton du démarreur fait la gueule. Il a toujours eu du jeu, mais là c’est plus que du jeu…

Je démonte le commodo et toute la partie du bouton du démarreur part en morceaux : le plastique est cuit.

Je regarde le prix d’un commodo : pas donné pour une pièce chinoise ! D’autant que si cela se trouve, il va relâcher au même endroit.

J’ai donc redessiné cette pièce. Une petite impression 3D avec filament ASA et hop c’est reparti.

 

Pièce commodo, redessinée sous TinkerCad

Le couvre-selle aussi m’a lâché sans prévenir, en même temps elle a 10 ans. Là encore, pièce adaptable car en pièce d’origine rien en dessous de 120/140 € !

Dernier point que je viens de revoir, c’est le filtre à air. Là aussi, en pièce d’origine, c’est pas donné. En plus il est spécifique, il est collé sur une pièce en plastique. Cette pièce est indispensable pour assurer la fixation.

Il fallait que je le change, au bout de 10 ans, c’est normal.

Comme d’habitude, j’ai fouiné, cherché et je suis tombé sur un filtre « façon K&N » mais avec un support bizarre. 

Sur le site allemand du vendeur, il est précisé pourtant qu’il se monte sur mon modèle. Je le prends car 40 % moins que celui d’origine. Je finis par en trouver également un autre, qui assume carrément de ne pas fournir le fameux support, pour 18 €, je le commande aussi. Je verrai bien.

Les délais de livraison sont un peu longs, ils viennent tous les deux d’Allemagne (visiblement la petite Brixton est très appréciée outre-Rhin).

En y réfléchissant, concernant les supports, je me dis que l’imprimante 3D va encore chauffer !

Je redessine tout ça et c’est reparti pour les impressions (PETG et ASA), essais, ajustements, etc.

Entre-temps les filtres sont arrivés. Étonnamment, ils sont de bonne facture au regard du prix et ce sont effectivement des filtres « hautes performances ». Ça ne va pas changer grand-chose aux performances de la moto, mais au moins le filtre, plus besoin de le changer. Pour être complet sur ces pièces, le moins cher est le mieux fini et par la suite il s’avère qu’il est de meilleure qualité.

Voici les références :

  • Roxad-motors (sans support)
  • Gasgriff.com (support acier inclus mais le mien se décolle, ne tient pas sur le filtre, je pense que l’on peut le fixer via des vis, à voir, je suis un peu déçu de ce modèle)

En bref

On en a pour son argent, vu le prix. Ça reste fiable (moteur licence Suzuki), la norme Euro 4 pour la mienne n’est pas trop contraignante pour bricoler (il faut cependant faire attention à ce que l’on fait). 

Les pièces se trouvent facilement, pas forcément bon marché.

Comme c’est du chinois, on trouve des accessoires pas chers et de bonne qualité sur les sites comme Alibaba ou AliExpress. D’ailleurs pour certains, ce sont les mêmes que les accessoires d’origine.

Je vais donc continuer à rouler avec cette cacahuète, tranquillement, sans prise de tête, mais en veillant. C’est ma tool bike. 🙂

 

Pour finir, les photos du nouveau couvre-selle. Manufacture grecque, s’il vous plait ! Et 40 % moins cher que celui d’origine (par contre il faut se le poser).

 

  • Voici le lien vers le fabricant : moto-discovery, ils sont aussi présents sur Amazon.

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