On attaque les choses sérieuses
Le cadre et les annexes
Sur les photos de l’article précédent, on s’aperçoit du travail à faire. Vu l’état du cadre, je ne peux pas le décaper correctement moi-même. Un, je ne suis pas équipé (sableuse ou autre moyen de décapage pro obligatoire), deux, je n’ai pas le savoir-faire.

Je me suis posé la question, concernant l’achat d’une petite sableuse. J’ai même fait des tests avec du « petit » matériel prêté. Je voulais voir si je devais, si je pouvais investir, si cela valait le cout.
Le résultat est clair et net : pour ma part, ça ne vaut pas le coup. Si on fait la synthèse entre l’achat du matériel, des fournitures, la mise en œuvre, le savoir-faire et le nettoyage du chantier : il vaut mieux faire faire par un pro. Bien sûr, ce serait à reconsidérer si on doit faire du décapage régulièrement, ce n’est pas mon cas.
C’est ce que j’ai fait. Dans un premier temps pour rattraper et changer la partie malade entre les cale-pieds (fait par un chaudronnier pour quelques euros). Dans un second temps, pour le décapage. J’ai fini par trouver un petit artisan qui m’a réalisé cela pour 200 €. Le travail était correct, à ma charge de repeindre les pièces et le cadre. Le professionnel m’avait proposé de faire intervenir un autre artisan pour la peinture, mais j’ai souhaité le conserver et le faire.
Bombes et peintures…
Les pièces sablées revenues, je me suis empressé le jour même de les passer sous primaire phosphatant. Fortement conseillé par le pro qui a fait le décapage, il est recommandé de le faire le jour même sans attendre, quel que soit le temps ou la température. Ces vieux cadres ont des aciers qui réagissent rapidement quand ils sont à nu. Toutes les pièces décapées y sont passées. Pour certaines, j’ai même passé deux couches. Petite précision, avant de passer le primaire, j’ai dégraissé toutes les pièces.

La phase suivante a consisté en une inspection méthodique et totale des pièces ainsi traitées. Afin de voir si tout était ok avant de continuer. Ce qui était le cas.
Ensuite ce fut un léger ponçage (grains 500 à sec), puis dépoussiérage. Voici les pièces prêtes pour la mise en apprêt. J’ai retenu un apprêt de chez peinturemoto.fr. Je vous parlerai souvent de leurs produits. Non pas que je fasse du placement de produits, mais quand un produit marche, j’en parle (l’inverse aussi d’ailleurs). J’ai retenu cet apprêt, c’est un produit très agréable à utiliser aussi bien dans cette version grise qu’en blanc ou noir.
Je ferai plus tard une page dédiée à tous les pros auxquels j’ai pu faire appel pour cette restauration, peinturemoto.fr sera bien sûr listé.
La phase de mise en apprêt a pris un peu de temps. Je ne me suis pas pressé, j’ai pris mon temps. J’ai passé plusieurs couches en fonction des pièces, des endroits et des besoins. Alternant à chaque fois temps de séchage et ponçage à sec (ou à l’eau). Avec le recul, j’aurais pu/dû insister d’ailleurs sur certaines pièces (comme le balancier support de l’amortisseur), mais bon dans l’ensemble je pense m’en sortir pas trop mal sur cette phase pour une première fois.
Bleu de sécurité
Vient enfin la mise en peinture du cadre et des moyeux de jantes qui seront de la même couleur : un splendide bleu dit de sécurité, référence RAL 5005. C’est une couleur référencée et utilisée dans le nuancier Suzuki pour ces années là. Je suis parti sur une peinture à vernis. C’est l’occasion de tester.

Là encore j’ai fait appel à peinturemoto.fr, je les ai d’ailleurs eus plusieurs fois au téléphone tout au long de ce projet de restauration. Je voulais être certain de ce qu’il fallait prendre en fonction des supports, ils ont été disponibles, et de bons conseils. Le choix fut fait d’essayer cette solution. Les bombes RAL 5005 furent commandées, le vernis 2K aussi (en bombe).
Résultats
Le résultat n’est pas mal du tout pour un cadre peint dans un garage…
Avec le recul, si je devais le refaire, je le ferais dehors, avec une tente de peinture (que j’ai achetée depuis). J’ai passé trois couches de peinture, deux couches de vernis. Pour le vernis, il faudrait au moins trois couches, je le saurai pour les prochaines fois.
La température est importante, surtout pour le vernis. Ne pas peindre en dessous de 15° et pas plus de 25° non plus. J’ai par ailleurs trop attendu entre les couches de vernis. J’ai suivi les conseils de personnes que je connais sur ce point, je ne le referai pas (après échange avec le fournisseur, je ferai les couches de manière plus rapprochée, il y a des fiches techniques très bien faites sur le site du fournisseur).
Pour finir, comme je l’ai dit plus haut, le résultat est bien, même très bien. Mais cela reste perfectible et c’est normal vu les conditions et ma connaissance du sujet. Prochaine fois on fera mieux ! 🙂





















