Impressions 3D et laser pour la TSX

Malgré toutes mes recherches, il fallait bien s’y résoudre, certains éléments ne sont pas et ne seront plus disponibles. Non refabriquées, épuisées, ces pièces sont pour autant essentielles (pour certaines) à la restauration complète de la Suzuki 125 TSX.

J’ai la chance, de part mon métier, d’avoir un rapport aux nouvelles technologies assez aisé. Jusqu’à il y a quelques mois les impressions 3D, la découpe laser ou la CNC étaient des domaines qui m’intéressaient mais sans que je ne saute le pas.

Réalisation d'une plaque modèle pour la patte de déport de fixation de l'étrier de frein

Au commencement…

Ce qui a déclencher les choses ? C’est une simple petite pièce, une entretoise en plastique ou ABS qui vient se mettre en le support de la tête de fourche et l’enjoliveur plastique du phare (pour bien le fixer). Pièce perdue je pense depuis bien longtemps à en juger par l’état de la face interne l’enjoliveur de phare. Cette pièce, simple en apparence, comporte des ergots pour bien la fixer sur l’enjoliveur. Sur les différents dessins techniques, elle était présente, mais rien sur les sites de pièces, impossible à trouver.

Je me suis donc mis à la redessiner via un logiciel de conception 3D. Je comptais au départ la faire imprimer par un prestataire. Vu les prix demandés, je me suis rapidement décidé à acheter une machine (d’occasion pour commencer). Je suis assez curieux de nature, je me suis donc lancé.

Les débuts ont été assez difficiles il faut l’avouer, entre la machine , les réglages, les fournitures, cela m’a prit plusieurs semaines pour maitriser au minimum une production digne de ce nom. Et cela a été utile, ma pièce a été imprimée, elle remplit parfaitement son rôle. Depuis j’ai pu me perfectionner sur ce sujet. J’ai changé de machine pour prendre quelque chose de plus performant. J’ai trouvé des fournisseurs de filaments techniques (filaments avec fibres de carbone, fibres enrichies en métal, fibres haute température, fibres TPU souples, etc) bref, les possibilités sont presque infinies.

Les pièces réalisées en 3D pour la 125 TSX

  • Entretoises supports phares (ABS)
  • Rallonge patte fixation durite aviation avant (fibre carbone)
  • Support serrure selle (fibre carbone)
  • Protection guide gaine 
  • protection avec sélecteur avec sortie de boite (fibre Nylon technique HT)
  • Support ventilateur radiateur (fibre technique HT)
  • Support interrupteur ventilateur (fibre technique carbone)
  • Plaque protection pot échappement (fibre technique HT)
  • Réalisation de sorte de « plaques modèles » pour la patte de fixation de l’étrier de frein avant (adaptation, montage à blanc)
  • Supports clignotants avant
  • Couvercle boitier fusible
  • Supports cache latéral droit
  • Obturateur orifice filtre à air (déportée sur le coté)
  • Cales montage garde boue avant (adaptation garde boue DR 600)
  • Platine support feu arrière (pour montage intégré au support de plaque, fibre technique HT)
  • Guides câbles (accélérateur et embrayage) pour éviter les frottements

Et le laser dans tout ça ?

Il est tout naturellement venu complément les outils numériques. J’ai profité d’une promotion pour en faire l’acquisition. J’avais dans l’idée d’acheter dans un premier temps uniquement là tête laser et la montée sur ma première imprimante 3D (c’est possible avec les options). Je suis partie pour quelques euros de plus sur une machine dédiée qui me permet de découper toutes sortes de matériaux allant jusqu’aux métaux tendres (pas au delà de 5 mm d’épaisseur). Autant dire que c’est un « petit » laser, mais il n’en reste pas moins dangereux, c’est un outil à manipuler avec précautions (yeux mais aussi poumons avec les vapeurs dégagées). Je m’en suis servi pour découper des feuilles de joints, de la mousse EVA (10 voire 15 mm) et aussi juste pour le « fun » graver ma patte de déport pour l’étrier. Je dessine les découpes sous un logiciel 2D cette fois. Là encore cela ouvre pas mal de perspectives.

Et après ?

La prochaine phase consisterait à tester la CNC (commande numérique par calculateur) mais les machines sont un peu plus couteuses (même si cela tend à baisser et se démocratiser). Ces machines permettent de réaliser entre autre chose des pièces métalliques sur mesures et à l’unité. A voir pour de prochains projets de restauration, je ne doute pas que je vais devoir faire appel à des pros ou me pencher sur son utilisation.

Publications similaires