« Cadrer » pour bien faire les choses

Comme déjà précisé, la petite Suzuki TSX est restée quelques années au fond de mon garage, à attendre, sagement. Toutefois, dès 2010, j’avais attaqué le démontage de celle-ci, impatient que j’étais de m’apercevoir de l’étendue des dégâts !

Le cadre de la Suzuki 125 TSX sur ses roues mais sans moteur. Une vue globale sur l'état avancé de rouille.

J’ai donc démonté pièce par pièce ce petit diable nippon.

La moto était complète à 99%, ce qui était déjà une bonne chose. Le moteur était non bloqué, la boite et l’embrayage fonctionnels. Mais, au fur et à mesure du démontage, je me suis aperçu que le précédent propriétaire avait entrepris de repeindre en noir tout ce qu’il pouvait, y compris et surtout les zones déjà rouillées sans précautions. Peinture sur « mer.. » comme on dit chez moi. Autant vous dire que le résultat était catastrophique. Cela avait « mariné », ajouter la soumission aux températures importantes de l’incendie et l’air marin, cela donnait une espèce de croute compacte.

Certaines pièces comme les jantes, le radiateur, ou encore quelques fixations ne l’ont d’ailleurs pas supporté. En essayant de décaper rapidement cette couche sur le cadre, on peut voir que ce n’est pas perforant. Cependant, maladie de ces modèles, la partie basse du cadre est malade, très malade. Il va falloir la reprendre (le tube entre les cale-pieds est percé, cela est dû à un défaut d’écoulement de l’eau).

Gros plan sur la partie haute du cylindre et détails du faisceau électrique.

Le faisceau électrique, bien que sale, semble sain et non bidouillé. Les plastiques sont marqués à certains endroits (normal, ils sont d’origine). Ils sont assez propres, c’était costaud à l’époque ! Il faudra cependant les reprendre mais c’est jouable. Tous les câbles sont HS, idem pour le maître-cylindre de frein avant, les durites, l’étrier et l’amortisseur arrière. Le disque de frein est voilé. La fourche est piquée, les tubes n’ont pas apprécié l’air marin et le manque d’entretien.

Détails de la fixation et des biellettes de l'amortisseur, état de rouille avancée

Le réservoir est relativement sain de l’extérieur mais à l’intérieur c’est autre chose : une odeur de cramé et de vieille essence se dégage une fois celui-ci ouvert. Le bouchon et le robinet n’ont pas apprécié la chaleur des flammes. Il faudra faire un bon traitement de surface à l’intérieur du réservoir (rouille).

La selle est très sale et abimée visuellement. Le revêtement a été changé mais « à l’arrache » (toutes les agrafes dessous sont rouillées et ne tiennent plus rien). Bonne surprise : la mousse semble ferme et encore valable.

Les dégâts en images…

En conclusion

Le tour du propriétaire terminé, il ne restait plus qu’à se retrousser les manches et s’y mettre. La moto est dans un état de délabrement assez avancé. J’ai peut-être mis la barre un peu haute pour une première restauration de 2 roues… À suivre.

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