Retour vers le passé : diable jaune avec 2 roues

Me revoici avec un nouveau projet…

Il attend patiemment depuis… Plus de 30 ans !

J’ai cette idée en tête depuis que je suis adolescent. Mon permis moto à 16 ans n’a rien arrangé, au contraire.

C’était le temps des 125 deux temps rageurs, joueurs, parfois pointus. Facilement débridables (chut !), cela pouvait devenir de véritables teignes et de supers jouets ; porte d’entrée toute trouvée vers le monde fantastique du 2 roues.

Suzuki TS125X version G, modèle 1986

J’ai eu la chance de pouvoir « m’amuser » avec plusieurs modèles sans jamais m’en lasser. Les Japonais étaient très présents à ce moment-là sur ce segment. Ils n’étaient pas les seuls bien sûr, et parmi les autres nations qui participaient aux festivités, on pouvait compter le pays de Dante. Je fais l’analogie avec Dante car certains modèles pouvaient directement sortir des enfers tant les performances (pour un 125) étaient violentes.

Nous reviendrons sur cette production italienne pour un autre projet que j’ai (aussi) en tête si l’occasion se présente.

Cela « moulinait » sévère…

Revenons aux motos du pays du soleil levant. Il faut l’avouer, elles étaient plus souvent visibles (et audibles!) car plus accessibles et ce dans tous les sens du terme.
Le projet qui m’anime aujourd’hui est jaune, a donc 2 roues et dispose d’un bloc de 124 cm³ à refroidissement liquide. Autrement dit, cela moulinait sévère. C’est une moto que je n’ai pas possédée à l’époque, mais parmi mes camarades de jeux, il y en avait une. J’ai eu l’occasion de l’essayer et, au gré des prêts, je l’avoue, elle me plaisait beaucoup. Je voulais donc changer une nième fois de monture pour acquérir cette petite TSX, mais cela ne s’est jamais fait. J’ai gardé cette idée en tête : cette petite boule de nerfs jaune et bleue me convenait tellement.

Prospectus de la Suzuki TS125X dans son ultime version.

À ce moment-là, une nouvelle discipline sportive du côté des motos faisait parler d’elle de plus en plus. Il s’agissait du supermotard. Il faut dire que pour le jeune passionné que j’étais, cette discipline avait tout pour plaire et rien n’empêchait d’utiliser la même bécane la semaine après avoir joué le weekend avec. L’idée a donc rapidement germé de transformer cette petite teigne avec une paire de jantes en 17 pouces, mais les aléas de la vie se sont chargés de reléguer ce projet au fond du placard mémoriel (avec mes autres projets).

Les planètes s’alignent pour cette petite TSX

Cela ne voulait pas dire pour autant que j’avais renoncé et oublié…

Un beau jour de l’été 2009, je suis tombé sur une annonce sur un site bien connu. Il s’agissait d’une 125 TSX de 1986, vendue en l’état, à la suite d’un sinistre dans une concession du sud-ouest.
Le propriétaire la vendait telle qu’elle, complète et non roulante (avec les papiers) et il faut le dire : peu chère. Vu le prix, je n’ai pas hésité longtemps, je ne prenais pas grand risque. La moto récupérée, l’étendue des dégâts était conséquente, l’incendie de la dite concession n’avait pas arrangé les points de corrosions parfois avancés (la moto était en bord de mer). Il fallait ajouter à cela un problème d’allumage (raison pour laquelle elle se trouvait en concession).

La 125 TSX au milieu du stock sinistré de la concession

À réception, j’ai entrepris de faire un état des lieux complet et de la démonter entièrement pour noter ce qu’il fallait faire, refaire. Il s’agissait de savoir si elle était sauvable. Ce travail effectué, elle fut remisée pendant 15 ans au fond du garage dans l’attente d’une éventuelle restauration.

Début été 2024, les planètes s’alignent pour cette petite TSX. Je commence (enfin) sa restauration, sa transformation. Cela va être long, compliqué, mais ô combien plaisant.

Dernière précision, qui a son importance : je l’ai déjà évoquée dans la présentation de ce petit blog, cette Suzuki ne sera pas restaurée « d’origine ». J’ai quelques restaurations « au compteur » et je ne souhaite plus faire de restauration « full origine », cela m’ennuie. La petite moto sera donc modifiée selon mes envies et l’usage que je lui destine. Il faut cependant noter que toutes les modifications seront réversibles, toutes les pièces revues et « corrigées » existent en double dans mon stock et en configuration usine. On ne sait jamais, si je venais à me séparer de cette bécane, le nouveau propriétaire pourrait faire la démarche inverse facilement s’il le désire.

Document publicitaire d'époque concernant la Suzuki RH125X, première version de la TSX
Pour certains pays elle pouvait avoir la dénomination RH125X ou encore RA125

C’est donc parti, je vous emmène avec moi. Je vais essayer de vous faire suivre mes avancées avec des articles sur les différentes phases de la restauration.

Quelques photos prises à l’époque dans son lieu de stockage avant que je ne me porte acquéreur…
Il y a du boulot !

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