Instrumentation et électricité sur la 125 TSX
S’il y a une partie à ne pas négliger lors d’une restauration, c’est bien le faisceau électrique.
En ce qui concerne cette petite Suzuki, j’ai entièrement repris le faisceau. Je l’ai complètement démonté, nettoyé, contrôlé. J’ai changé les cosses lorsque cela était nécessaire. J’ai également refait le gainage quand il le fallait.
Petite astuce personnelle
Pour repérer les câblages, j’ai commencé par mettre des étiquettes. Le souci avec ce dispositif c’est qu’avec les manipulations certaines étiquettes sautent, se détachent. J’ai donc opté pour des clips pour repérer les câbles. Il y en a de différentes tailles, c’est réutilisable et facile à mettre en œuvre et on en trouve partout pour pas cher.
Restomod oblige, j’ai pris le parti de passer toutes les ampoules en led. Pour les éclairages aussi. Le phare se voit doté d’un optique avec plusieurs lentilles led. Outre le fait que cela lui donne un look d’enfer (à mon avis), il faut avouer que cela éclaire franchement mieux.
Pour pouvoir le monter, j’ai du concevoir un support adapté (réalisé avec des pièces en aluminium que j’ai ensuite peintes.

Le feu arrière aussi est passé en full led. Vous remarquerez que j’ai fait passer le feu arrière sous le garde boue. Cela dégage la courbe du garde boue et laisse une vue globale de l’arrière qui je trouve, allège la moto visuellement. J’ai testé deux modèles, le premier ne convenant pas en terme de branchements possibles et au final non homologué. Je suis donc passée sur un autre modèle, plus cher, mais homologué et conforme en terme de branchements.
Les clignotants aussi y ont eu droit. Je suis parti sur des clignotants peu visibles en encombrement mais visibles une fois allumés. Ils sont homologués et le corps est en aluminium. Je devrai être tranquille avec ce dispositif.
Instrumentation
Ayant passé la jante avant en 17 pouces le tachymètre est devenu inutile tel qu’il est dimensionné d’origine (calibré pour une roue de 21 pouces). Je me suis donc mis en recherche d’une solution adaptée et homologuée.
J’ai opté pour un compteur de la marque Velona, modèle Daytona en 60. Ce modèle correspond parfaitement à ce don j’avais besoin, simple, efficace, pas de voyants intégrés. Ce compteur propose des réglages en fonction de la circonférence de la roue, c’est donc parfait. De plus il est compatible avec mon faisceau.

Ne restait plus qu’à l’installer. J’ai décidé de reprendre le bloc compteur d’origine. Vu que je souhaite conserver la jauge de température d’eau, le compte-tours et les voyants, c’était le choix le plus judicieux. De plus, on est parfaitement dans l’esprit « restomod » et le bloc s’intègrera parfaitement dans le logement initial.
Depuis le nombre d’année que ce projet attend, j’ai pu accumuler une certaine quantité de pièces. des blocs compteurs, j’en ai trois, j’ai donc décidé d’en sacrifier un, celui en moins bon état. Il a fallu boucher les trous, percer le passage du compteur daytona, preparer les emplacements des voyants (que je passe en led aussi et en dimension plus petite).
Ce fut un travail assez long, il a fallu revenir plusieurs fois sur les finitions pour obtenir un rendu satisfaisant. j’ai utilisé du mastic pour plastiques, un apprêt d’accroche spécifique pour plastiques et un apprêt ultra garnissant de chez Ecar (dispo chez peinturemoto.fr).
Pour la finition, j’ai opté pour un noir satiné spécifique pour tableau de bord.
Je suis assez comptant du résultat.

Petite option supplémentaire…
Pour finaliser la partie éclairage, j’ai ajouté un petit projecteur led. C’est quelque chose que je fais pratiquement sur toutes mes 125 car il est vrai que souvent l’éclairage n’est pas leur fort.
Il est fixé sur le coté droit, sur le guidon. Il ajoute un petit coté esthétique mais aussi fonctionnel toujours utile en rappelant les lentilles du phare principal.

Et les commodos ?
Dans l’instrumentation, il ne faut pas oublier les commodos. Ce sont des éléments qui souffrent. Ils sont soumis à l’usure de l’utilisation mais aussi et surtout aux intempéries, aux UV,… Bref, ils sont souvent en mauvais état.
Un contrôle est un minimum. L’avantage sur ces pièces, de ces années là, c’est qu’ils démontent entièrement, sans les casser et jusqu’à la dernière pièce. On trouve également quelques pièces détachées. Et si ce n’est pas ou plus disponible, avec plusieurs on arrive facilement à en faire un.
Globalement ces commodos étaient en bon état (pour leur âge). Démontage complet, nettoyage approfondi ont été nécessaire. Pour la réfection totale, j’ai utilisé plusieurs commodos de chaque modèle pour en faire un et le reste je l’ai commandé chez un fournisseur. Ce sont des pièces qui ne sont pas forcément spécifiques à ce modèle de Suzuki, c’est donc plus facile.
Un point intéressant, les inscriptions étaient encore en état. C’est une bonne chose car si il faut les refaire, cela devient compliqué (mais j’ai peut être des solutions, j’y reviendrai je pense pour d’autres modèles en cours de restauration).





















































